Équinoxe

Entre âge de cavalcade et farandole de saison, tous les éléments étaient conviés à ce grand bal appelé pour l’occasion : Équinoxe.

Une guinguette diurne et nocturne qui allait durer trois mois d’une prolixe valse, d’un ballet fait de sauts et de bonds qui surprendrait le monde.
Combinaison pour former un ensemble, composition d’un tout ou d’un néant assemblé, c’était le plein de corps simples et composés qui allait danser.

La cérémonie était en avance cette année, et même si les fleurs ne bourgeonnaient qu’encore, que les feuilles s’arrondissaient seulement et que le vent n’était pas, à l’heure, positionné pour éventer, l’air, l’air de rien, respirait lui-même le Printemps.

Plus qu’une atmosphère, l’ambiance avait l’haleine tempérée des climats de naissance, un peu froide encore, alors que tout bouillonnait d’essor.

C’était la saison des amours, la première des saisons, la seule avant l’été, la pouponnière de notre Terre.
De constante croissance, la température allait transformer le bois en tendre, pousser les pousses à annexer et les frondaisons à faire de l’ombre. La fraîcheur au dessus de l’herbe baignera les espiègles oiselles, et au dessous ; de part les gouttelettes de la glèbe s’envoleront les graines.
Les premières nuances et le rose aux joues cultiverons les cœurs battants dix fois plus l’ardeur chaque jour.
L’on s’empourprera comme des premiers émois et l’on observera avec candeur les animaux aspirant à la nature spontanée, rêveurs.
La nature, concentrée et ingénue se développera à son absolu avant l’Été.

Que l’on profite de la joie des au revoir à l’Hiver et convions-nous, à dix heures vingt-huit et trente-huit secondes, un vingt mars en avant, pommettes battantes, pastel au cœur, chat en chasse et moineau chantant ; à célébrer le Printemps.

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printemps

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