Solstice : ce que j’aime en Été

Observer les étoiles sans être frappé du froid, les considérer. Les matins calmes. L’odeur de la fleur de Tiaré. Dépouiller ses pieds, ressentir l’herbe, le sable, le sol exalté. Quitter le noir sinon le rendre éperdument élégant. Nourrir des assiettes vides, les mains pleines d’aliments. Les repas à même nature. Les soirées à rétrospectives, avec le grain des diapositives. Les murmures du vent, le tumulte des rayons. L’odeur brûlante de la peau. Tous mes autres mots. Le thé glacé, infusé à la maison. Les mots qui viennent, sans peine. Les averses à torrent, fenêtres ouvertes et les sentiments ; alertes. Se sentir électrique. S’électriser des orages, ressentir toute la puissance de ceux-ci. Découvrir de nouveau la saveur des tomates, et cueillir, patientant, les fruits plantés à la saison précédente. Dans son chapeau de paille, les déposer, et faire le tour des allées, rendant visite aux autres légumes. De cette poésie simple, y croiser l’écriture, une plume. L’insouciance, le tout possible sous les soleils de minuit, dans ce ciel, éclairé. Contempler sans fioritures. Orner son regard d’étoiles filantes. En demeurer coi. Avoir joli minois. Aimer plus fort. Ne plus penser aux morts. Se désaltérer de melon, boire le parfum des roses, prendre des bains de soleil. Réfléchir à cette expression, la trouver belle, pleine de perceptions. Mettre le feu à la liberté. Porter de la Californie en son cœur, un peu. Être conscient, purement, de vivre le jour le plus long. Remarquer les cheveux qui blondissent. L’ombre des arbres et les taches des feuilles miroitant au sol. Les siestes. Les matelas nus. Les tournesols. L’odeur de la nature après l’orage.  Cette étrange mélancolie. Penser à la rentrée, être au désespoir, s’en laver, danser sous la pluie, profiter. Être attiédi. Écouter Lana Del Rey. La trouver belle, si triste, et tout quitter pour elle. Sentir les herbes aromatiques. Se donner des ailes. Se remémorer les déserts. Idolâtrer les flirts. Les revivre, avec un-e fiancé-e. Comme en vacances, comme en Été.

Plein écran pour visionner la beauté.

Et, vous, qu’aimez-vous de l’Été ? Quels sont vos délices, vos envies, vos gaietés ?

 

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4 Comments

  1. claudine

    les conversations tard dans la nuit chaude,
    le corps allongé, visage face à la couverture matelassée constellée du ciel, avec le dos en harmonie avec la terre,
    l’odeur de la pluie près l’orage,
    le désir plus fort,
    le bourdonnement incessant des insectes,
    les parfums sublimés,

    bien d’autres choses encore
    et l’attente de la venue d’amis chers dans la pénombre fraiche de la maison en pisé

  2. Et, vous, qu’aimez-vous de l’Été ? Quels sont vos délices, vos envies, vos gaietés ?

    Le temps, la chaleur deviennent quelque chose de palpable, presque comme une entité, un espace dans un espace. Celui-ci renferme de pures merveilles. Papillons, fleurs, libellules, vent, parfums, oiseaux et parfois nous-même quand nous décidons d’entrer dans cette bulle.
    Cet invisible devient visible par son unité, comme un grand tout et nous interroge curieusement, sans pour autant nous donner d’autres solutions que ce que veut bien nous apporter notre perception altérée des choses. L’espace contient bien plus que ce que nous pensions et le temps qui le met en mouvement, rend presque insaisissable cet instant.

    Les jours se sont lentement étirés jusqu’à devenir des chapitres. Ceux de mon enfance peuplent encore mon présent. Les promenades dans la nature, à la recherche d’inconnu, sans but précis, furent parfois le moment de ne rien découvrir mais d’établir une connexion, une contemplation un instant à soi seulement où le temps disparaissait pour ouvrir d’autres espaces. Assis avec mon meilleur ami sur la marche en pierre de l’entrée de sa maison, nous passions la soirée à attendre les éclairs, à concourir sur ceux qui auraient le plus de ramifications, et, au final, à se faire tremper par l’orage comme pour terminer le spectacle. Puis la montagne a dévoilé toute sa splendeur, et, sous le soleil, a touché mon cœur. Il y a des notes d’été, de poésie, dans le scintillement musical de ces altitudes et des marches accomplies.
    Ciel d’été aux mille étoiles, douce torpeur de la nuit, amours auxquels on ne peut s’empêcher de penser car inexorablement liés à une insouciante période de liberté. Envie de partir, sans autre bagage que la joie de partir, la joie de l’être aimé, celle de revenir et de retrouver nos amies à quatre pattes et notre vieille gare..
    Délice de prendre une menthe fraiche, d’embrasser une peau chaude sur l’épaule ou dans le cou.. Délice d’une brise rafraichissante au moment opportun, d’une sieste à l’ombre d’un pommier. Délice d’entrouvrir les yeux et de te voir, toi, mon amour, qui aime la chaleur alors tu es rayonnante. Délice d’un mot qui se propage dans l’espace unifié ..

    Il plane comme une sorte d’éternité, d’étern-été.. , de mélancolie aussi, dans mes souvenirs, dans mon présent.
    Un impossible éternel été.
    {yl}

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