Le Tattoo Liner par Kat Von D

teinte trooper

 

Rehausser l’ourlet des yeux et donner une parallèle aux cils est le principe de l’eyeliner. Renforcer la ligne mélodieuse d’un arrondi, soutenir la forme d’une amande sur les yeux ou davantage les rendre avantageux est la genèse de ce produit.
Pour rendre asiatique, burlesque, existante la courbe jusqu’à l’harmonie, il y a des produits bien plus faciles que d’autres.

La forme primitive du « surligneur », pour un œil de poupée, me convient aisément davantage pour ses nombreux avantages : bien plus pinceau que marqueur, bien moins rigide qu’un crayon, de beaucoup plus agile en action, grâce à la relative souplesse des fibres constituant l’outil.

Afin de porter un regard franc sur les liner du type « feutre », leurs mines d’habitudes littéralement me minent.
Point de moelleux pour les yeux, plus indociles pour les cils, du plastique ferme évitant arabesques et déliés.
Je ne les porte pas en alliés.

Il m’était pourtant inévitable de ne pas tester le maquillage de la marque Kat Von D.

Sa fabrique de cosmétiques reliée au très à la mode monde du tatouage du fait de son premier univers professionnel, mais aussi par ses procédés intéressants qui met à mal les pigments pour les tester s’apparentait, désormais, à mon quotidien.
Avec un époux* quasiment tatoueur et une affection pour la couleur, le décor était semé.

C’était, dira-t-on, une occasion en or.

 

tattoo liner

tattoo liner

 

Ainsi, de dénomination simple, le Tattoo Liner, tout de lettres gothiques, de roses et d’étoiles paré, rapport aux clichés et à la fondatrice en portant sur son visage, me fut essayé avec un avis primesautier assez peu favorable.

Et pourtant.

De prime abord, le stylo est maniable ; ses mensurations sont justes et il se laisse prendre en main.
Les maintes fois de son utilisation il n’en est pas tombé. Importante utilité, futilité peut-être.
Rien, de la taille de l’engin à son poids n’est l’évident manifeste d’un dermographe à bobine.
Fort merci.

Commodité ou profit, lorsqu’on le saisit, un double capuchon propulse le corps du crayon pour la fonction. Un étonnant rebond s’opère.
En le refermant, celui-là même pompe le produit au sein de la mine, délivre le saint produit, préparant en lui-même l’application prochaine.

 

 

Le trait est fin et ajustable. Malléable pour un feutre, le soupçon m’est qu’il est influençable.
Plutôt souple, léger et servile. Il n’est pas neutre.
Se pourrait-il qu’il ait copié ses aïeux de surligneur pour les yeux ?

Néanmoins, comme tous ses semblables, le défaut majeur de la manœuvre est son incapacité à tracer une ligne pleine, opaque, contrastée dès sa première écriture. Repasser une droite la rend forcément maladroite. Une fois effectuée, elle est cependant sûre.

 

main ligne

 

Enfin, la tenue est tatouée. Elle est première, toute une journée, sur la paupière.
Paradoxe agréable ; autant elle s’ôte sans dédain, sans délais sous un démaquillant commun, autant elle s’orne plusieurs jours sur l’épiderme d’une main.
Plusieurs usages ? Aurait-on pensé à d’éphémères tatouages ?

Le tattoo liner m’était donc un fard avec fort a priori. Il m’est désormais une alternative sur qui l’on peut changer d’avis, avec qui s’embellir.
De qui, entre Cléopâtre, Shéhérazade ou à moi, à Kat Von D voudrions-nous ressembler ?
Outre l’intérêt de surfer sur la vague du tatouage en business, car il n’en garde rien qu’un concept, il a pour gain de ne pas en être un, mais d’en jouer, comme parfois se joue de nous, les mirages…

 

Tattoo Liner
Kat Von D
Sephora
Et non testé sur peau de cochon !

 

* Merci à cet époux pour
le prêt de ses machines

J\\\
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